vendredi 15 juillet 2011

Douleur ou contrainte?

Un bébé qui fait un caprice parce qu'on le nettoie ou parce qu'il préfère être au bras que posé dans son couffin ne crie pas de douleur. Pourtant, il pleure fort, on lui arracherait un bras qu'il ne crierait pas plus fort! Les parents arrivent à faire la différence entre le pleur de caprice et le pleur de douleur ou  de maladie.
Qu'est ce qui fait que pour un patient cérébro-lésé pauci-relationnel, les thérapeutes n'arrivent pas à faire la différence entre l'expression de contrainte et l'expression de douleur.Qu'est ce qui fait que les kinésithérapeutes s'arrêtent à la première manifestation d'opposition douloureuse?
Pour ces patients on peut mettre en place une rééducation réactive basée sur un enchaînement de postures dans lesquelles il pourra s'adapter.Mais si l'on s'arrête dès la première manifestation d'opposition, on n'aura jamais la possibilité de différencier douleur et contrainte.
Pour se faire une idée, il faut donc:
-  finir l’installation en posture,
- relâcher verbalement et manuellement leur expiration
- vérifier que  la personne peut s'acclimater à cette nouvelle position, relâcher son tonus et reprendre une expression apaisée.
Dans ce cas, la posture était donc adaptée et l'opposition était due plus à la contrainte qu'à la douleur.
Par ailleurs ces patient polyhandicapés au lit ou au fauteuil ont parfois des rictus de douleur alors que personne ne les touche. Épine irritative? Douleur d'immobilité? Ceci devrait  pousser les kinésithérapeutes à imaginer une suite de positionnements réactifs.

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Nous sommes huit kinésithérapeutes bordelais, nous voulons promouvoir la rééducation neurologique en libéral. Francis Laurent.